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La cyberintimidation: un souci majeur pour les femmes à l’université

 

Une nouvelle étude montre que les femmes et les hommes à l’université sont victimes en proportions à peu près égales de cyberintimidation.

Mais pour les femmes, la cyberintimidation est un plus grand souci.

Margaret Jackson, Wanda Cassidy et Chantal Faucher, toutes de l’Université Simon Fraser, avaient étudié le phénomène de la cyberintimidation aux niveaux primaire et secondaire. Elles voulaient sonder le terrain au niveau universitaire, et ont effectué un sondage auprès des étudiants et du personnel de quatre universités.

Faucher et Jackson présenteront les résultats de la première tranche de l’étude – les réponses de 1055 étudiants et 157 membres du personnel d’une seule université – au Congrès 2013 de la Fédération des sciences humaines.

Les chercheures ont été surprises de constater à quel point la cyberintimidation intéressaient les femmes sondées, qu’elles soient étudiantes ou membres du personnel.

Mme Faucher, détentrice d’une bourse de perfectionnement post-doctoral à Simon Fraser, explique que les femmes formaient les trois-quarts des répondants chez les étudiants, et 70% chez les membres du personnel.

Les chercheures expliquent ce phénomène en affirmant que les hommes et les femmes n’utilisent pas Internet de la même façon.

En règle générale, les femmes se servent d’Internet pour créer, bâtir et entretenir des relations personnelles. Les hommes, pour leur part, s’en servent pour échanger des renseignements et des fichiers, ou pour des jeux.

Environ un étudiant sur 10 – les chiffres étaient à peu près identiques pour les hommes et les femmes – disait avoir été victime de cyberintimidation.

Mais à cause leur façon d’utiliser Internet, les hommes étaient moins dérangés par la chose.

Les femmes, par contre, se sentaient plus menacées par la cyberintimidation parce qu’elles y voyaient une menace à leurs relations interpersonnelles.

Selon Mme Faucher, la réponse à donner à la cyberintimidation est bien connue : Les universités devraient pouvoir conseiller les victimes, créer des politiques contre la cyberintimidation, et porter une attention particulière à certains comportements – par exemple l’esprit de compétition – qui sont présents autant chez les étudiants que chez le personnel.

Et pourtant, dit-elle, les choses ne bougent pas.

Mme Faucher a, dans le cadre d’une autre étude, analysé 475 codes et politiques en place à 74 universités. Ces codes et politiques traitaient de conduite, de politiques concernant les communications électroniques et de politiques contre le harcèlement et la discrimination.

Un peu plus du tiers de ces politiques seulement – 35% - tentaient d’encadrer le comportement des étudiants en ligne.

Il s’agit selon de Mme Faucher d’une lacune importante, compte tenu du grand nombre d’heures que les étudiants passent en ligne.

 

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